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Réduire, Réutiliser, Recycler

  • Obsolescence Programmée, la Connaître pour mieux la Combattre !

    C’est un sujet dont on entend de plus en plus parler ces dernières années. Il prend de l’ampleur car son coût environnemental est énorme, mais aussi parce qu’il impacte notre porte-monnaie !

     

    C’est quoi l’obsolescence programmée ?

    Selon la loi française, l’obsolescence programmée est définie comme « l'ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise à réduire délibérément la durée de vie d'un produit pour en augmenter le taux de remplacement » (article L 441-2 du code de la consommation).

    En d’autres termes, l’obsolescence programmée est utilisée par certaines marques pour nous inciter à changer et donc racheter un produit plus rapidement.

     

    Quels sont les types d’obsolescence programmée ?

    Pendant longtemps j’ai cru que l’obsolescence programmée était seulement le fait d’avoir un produit qui tombe en panne plus vite que ce qu’il devrait.

    Mais après avoir participé à une conférence organisée par l’association HOP (Halte à l’Obsolescence Programmée), je me suis rendu compte que c’était un sujet bien plus vaste !

    Ce que je pensais être l’ensemble de l’obsolescence programmée est en fait l’obsolescence technique. C’est donc lorsque le produit ne fonctionne plus en raison de la durée de vie limitée de l’un de ses composants essentiels et inamovibles. La première obsolescence programmée mise en place par un groupement industriel remonteLivermore Bulbcam.jpg à … 1924 ! L’entreprise Phoëbus (regroupant General Electric, Osram, Philips et d’autres) voulait contrôler la production d’ampoules. Pour ce faire ils ont décidé de mettre en place un système cassant le filament de tungstène présent dans les ampoules pour ne pas dépasser les 1000 heures d’utilisation… sachant qu’une ampoule du même type est allumée depuis 1901 dans le centre de secours de Livermore en Californie... - Vous pouvez la voir en direct via le lien : http://www.centennialbulb.org/cam.htm -.

    On parle aussi d’obsolescence indirecte lorsque les pièces de rechange ou de remplacement sont inaccessibles ou retirées du marché. Par exemple, vous cassez le réservoir d’eau de votre machine à café et… vous ne pouvez pas le racheter. A la place vous devez changer entièrement la machine.

    Le second type d’obsolescence est l’obsolescence esthétique. Ce type d’obsolescence joue sur l’effet de « mode », lorsqu’un professionnel commercialise en peu de temps des nouveaux produits avec des performances plus importantes vantées dans les campagnes marketing. L’obsolescence esthétique passe donc principalement par la publicité ! Et elle incite à renouveler le produit avant même qu’il ne tombe en panne ou ne soit plus utilisable. Un exemple connu est la fast fashion, ou la mode rapide, qui consiste à changer de vêtements à toutes les saisons et tous les ans. La mode évoluant très vite, ce que nous aurons acheté l’année précédente ne sera plus à la mode l’année suivante.

     

    Que dit la loi ?Imprimante.jpg

    Le délit d’obsolescence programmée a été introduit dans la loi relative à la Transition Energétique pour la Croissance Verte du 17 août 2015.

    Il faudra attendre 2017 pour que les deux premières plaintes soient déposées invoquant ce délit. Les deux plaintes étaient portées par HOP. L’une a été déposée contre les quatre leaders d’imprimantes sur le marché (Espon, HP, Canon et Brother). L’autre contre Apple concernant le problème évoqué précédemment.

    Cette dernière a débouché sur une victoire, condamnant Apple à une amende de 25 millions d’Euros le 7/02/2020.

     

    Comment éviter l’obsolescence programmée à son niveau ?

    Plusieurs options sont possibles en fonction des produits.

    Tool, Walker Evans.jpgSi l’un de vos appareils tombe en panne, je vous conseille d’essayer de le faire réparer chez un professionnel ou auprès d’une association. Il y aura bientôt un Repair’café à Maisons-Laffitte : si vous n’avez pas les compétences pour réparer votre produit ou s’il n’existe pas de professionnel pouvant le faire, peut être que cela sera possible au Repair’café !

    Lorsque vous achetez un nouveau produit, il est intéressant de savoir si les pièces détachées peuvent être achetées séparément. Plusieurs marques se sont engagées à le faire, notamment Moulinex. Dans tous les cas les distributeurs ont pour obligation d’afficher la durée de disponibilité des pièces détachées : c’est un critère d’achat pour le choix de votre nouvel appareil.

    L’association HOP et la communauté d’entraide commentreparer.com ont créé le site https://www.produitsdurables.fr/. Il a pour but de récupérer les avis des clients et ainsi de répertorier les produits fiables en élaborant un classement par catégorie. Ce site peut donc vous être très utile pour l’achat de nouveaux appareils.

    Je vous invite également à réfléchir à vos achats sur le long terme, notamment concernant les vêtements et les nouvelles technologies. Combien de temps estimez-vous le garder avant de vouloir en changer ? Si la réponse est « moins d’un an » … il serait intéressant de se le procurer par d’autres moyens, comme la seconde main ou encore la location ou le prêt (en recourant par exemple au SEL -Système d’Échange Local-  https://tousensel.com).

    J’espère que cet article vous aura apporté quelques réponses et matières à réflexion sur ce sujet récent au niveau législatif mais plutôt ancien au niveau industriel.

    Sources :

     

  • Boire l'Eau du Robinet : ça coule de Source !

    Depuis quelques années, l’eau du robinet a subi des critiques sur sa composition. Beaucoup d’interrogations sur la IMG_2735.jpgqualité de l'eau des nappes phréatiques sont nées des quantités de pesticides et engrais chimiques déversés sur nos terres. Et ceci n'est pas spécifique à l'eau du robinet puisque cela concerne également les eaux embouteillées.

    Heureusement, on commence à protéger les bassins versants en interdisant l’épandage de tout produit chimique sur la zone de captage, et lorsqu’une eau a perdu de sa pureté, les systèmes de dépollution sont de plus en plus efficaces. Partout en France, l’ARS (Agence Régionale de Santé) exerce des contrôles sur l’eau du robinet. Il n’y a pas produit alimentaire plus surveillé. 

    A titre d’exemple, à Maisons-Laffitte, 200 contrôles annuels sont effectués à différents stades de la distribution, jusqu’au robinet. En comparaison, l’eau une fois mise en bouteille a une garantie de qualité valable 2 ans…  2 ans dans une bouteille en plastique, éventuellement stockée au soleil et sans aucun contrôle sur son évolution.

    Exceptionnelle, notre eau de l’Albien !

    Allons plus loin, si l’on regarde la provenance de l’eau distribuée sur l’ensemble du territoire de Maisons-Laffitte, nous avons beaucoupSables verts Albien.jpg de chance : notre eau est puisée dans les profondeurs de la terre. Cette chance, nous la devons à M. Etienne Péroux.

    Il était directeur de la Compagnie des Eaux de Maisons-Laffitte à la fin du XIXe et il a eu l’idée, fort à propos, de forer un puits dans une des couches du bassin parisien, celle de l’Albien entre 650 et 750 m. Cette couche est formée de sables verts très fins, très compacts qui retiennent et filtrent lentement les eaux de pluie tombées dans un rayon de 300 à 400 km autour de Paris.

    Grâce à des analyses isotopiques, nous savons que les eaux extraites de cette nappe aquifère ont été collectées en surface, entre 8.000 et 25.000 ans avant le présent, ce qui recouvre la période magdalénienne, quand nos ancêtres décoraient les grottes de Dordogne !

     

    Notre eau a été filtrée par la terre pendant des millénaires…elle est indemne de toute pollution de surface, chimique ou bactérienne : pas de nitrates, pas de pesticides.

    Un petit privilège que peu de communes peuvent s’offrir. C’est maintenant une nappe qualifiée de « réserve stratégique » car il serait impossible de procéder à une attaque chimique dans les profondeurs de l’Albien. Eau d’excellence, raison supplémentaire pour éviter tout gaspillage !

     

    Indispensables à notre organisme, les sels minéraux et oligo-éléments sont-ils en bonne quantité  ?

    Tableau eau ML.png

    Essentiels au bon fonctionnement de notre organisme, on trouve les sels minéraux et oligo-éléments dans l’eau, une des raisons pour lesquelles il est important de boire de l’eau en quantité suffisante.

    L’eau de l’Albien est peu minéralisée, voilà qui est recommandé pour une eau que l’on boit tous les jours. Elle est peu calcaire, ce qui facilite l’entretien de nos appareils ménagers. Enfin, elle contient du fluor en quantité satisfaisante, ni trop, ni trop peu, un oligo-élément qui protège naturellement des caries dentaires.

    Quelques recommandations

    Comment optimiser la qualité de l’eau à boire ?

    Pour la préserver de toute attaque bactérienne depuis son extraction jusqu’au robinet, notre eau est faiblement chlorée. Il est donc recommandé de placer une carafe quelques heures avant consommation dans le réfrigérateur. En se refroidissant, le chlore dissous dans l’eau se transforme en gaz et s’évapore rapidement.

    Comment éviter les dépôts de calcaire dans le chauffe-eau ou la chaudière ?

    Limiter la température à 60°C car, au-delà, le dépôt de tartre est beaucoup plus rapide.

    Comment enlever le calcaire qui se dépose dans les petits appareils ménagers ?

    Il suffit de verser un fond de vinaigre blanc et de laisser agir quelques minutes. En éliminant le calcaire de votre bouilloire ou cafetière, vous optimiserez leur fonctionnement : ils chaufferont plus vite tout en consommant moins d’électricité.

    Comment doser la lessive dans une eau peu calcaire ?

    Faiblement ! Moins l’eau contient de calcaire, plus la lessive se dissout facilement et meilleure est son efficacité. Bonne nouvelle : faites des économies bien placées, des économies de  détergents !

    Toujours pas convaincu ?

    10 litres d’eau ne coûtent que 3 centimes d’euro, livrée à domicile, zéro transport, zéro déchet, qui dit mieux ?

    A contrario, l’eau en bouteille a un coût environnemental impressionnant : matière première utilisée (plastique ou verre), énergie (fabrication de la bouteille, transports jusqu’au magasin, puis à votre domicile, ensuite collecte du déchet « bouteille » et traitement), et encore… la dépense en eau, de 2 à 3 litres d’eau pour remplir une bouteille !

     

    Bref, choisir l’eau du robinet plutôt que l’eau en bouteille, c’est faire des économies sur les plans environnemental, financier … et musculaire : tourner un robinet est nettement moins fatigant que de porter des packs d’eau !

     

    Pour en savoir plus sur les puits artésiens de Maisons-Laffitte et pour retrouver des photos exceptionnelles, suivez ce lien !

    Puits artesien Maisons-Laffitte.png

    Puits artésien de Maisons-Laffitte
    Carte postale, publiée sur le site https://www.gites-lespetitesecuries.fr

  • Projets Ecologiques et Solidaires : à vos Votes jusqu'au 8 Mars, Merci !

    La région Ile-de-France a lancé la 2ème session de son budget participatif écologique et solidaire.

    Vous pouvez voter pour un ou plusieurs des 721 projets qui ont été déposés, jusqu'au 8 mars !

    Voici le lien qui vous permettra de consulter les projets : vous pouvez les sélectionner par mot-clé ou par thématique :

    Budget participatif Ile-de-France

    Voici les projets locaux, déposés au Mesnil-le-Roi et à Sartrouville :

    (Ne cherchez pas, il n'y en a pas à Maisons-Laffitte. Pour en savoir plus)

    Le Mesnil-le-Roi

    Sartrouville

    Pour voter il faut un profil. Pour cela rien de plus facile : soit vous en avez déjà un, soit vous vous connectez en utilisant l'un de vos comptes gérés par France Connect : Impôts, Ameli, La Poste, etc. :

    A velo sans age.jpg

    A vos votes, merci d'avance !

  • Jouons à Cache-cache avec les Déchets dans la Salle de bain !

    Dans cet article nous allons passer au crible les produits de la salle de bain. C’est une des pièces où se cachent beaucoup de déchets et cela sans vraiment que nous nous en rendions compte.Illustration SDB 1.jpg

    Pour remettre en question les produits classiques que l’on peut trouver dans une salle de bain il faut s’intéresser à la composition et au packaging des produits. C’est ce que nous verrons dans les deux premiers points de l’article. Nous pourrons ensuite passer au côté plus « fun » : les alternatives possibles.

    Les déchets… très nombreux

    Plus vous avez de produits dans vos placards, plus vous aurez de déchets ! C’est quand je me suis rendue compte de cela que j’ai réduit drastiquement le nombre de produit que j’avais.

    Shampoing, après shampoing, gels douches, crèmes de jour, crèmes de nuit, masques, exfoliants, soins pour les cheveux, pour la barbe, crèmes pour le corps, crèmes pour les mains, crèmes pour les pieds, maquillages, démaquillants, cotons, cotons-tiges… et j’en oublie certainement !

     

    En y pensant c’est fou le nombre de produits que les marques peuvent nous vendre. Et avec… les inévitables déchets bien évidemment ! Car tout ça est généralement bien emballé, dans son pot et la boite en carton dans lequel le pot se trouve et un petit peu de plastique en plus en fonction des produits.

     

    Tout ça constitue généralement une part non négligeable de nos déchets. Pour limiter leur quantité plusieurs options :

    • Quand c’est possible prendre le format familial
    • Opter pour des produits « tout en un », par exemple une crème pour le visage qui va aussi bien pour le jour que pour la nuit.
    • Remettre en question l’efficacité de certains produits, par exemple l’après-shampoing (ils n’ont jamais marché sur moi) et arrêter de les acheter.
    • Réduire la fréquence des shampoings (vos cheveux vous diront merci) / ajouter de l’eau au shampoing (il sera plus facile et rapide à rincer et vous ferez des économies d’eau)
    • Remplacer les produits exfoliants par un massage au gant de crin ou à la brosse (une serviette bien rêche marche aussi très bien).
    • Choisir des produits solides : pour plus de détails RDV dans la dernière partie de l’article.

    La composition… discutable

    Avez-vous déjà essayé de lire, et accessoirement de comprendre, une étiquette d’un produit d’hygiène ?

    Avant de m’intéresser aux sujets de l’environnement, j’avais toute une panoplie de produits très classiques dans ma salle de bain. Un jour sous la douche, par curiosité, j’ai regardé la composition de mon shampoing d’époque (le très célèbre shampoing antipelliculaire).

    Bon… autant vous dire que je n’ai pas tout compris. Néanmoins certains mots m’ont paru un peu agressifs. Il m’a suffi de taper « composition H&S » pour me rendre compte que mes doutes étaient justifiés. Voici son comparatif des substances toxiques réalisés par UFC Que Choisir : 

    Illustration SDB 2.png

    Illustration SDB 3.png

    Pour un produit que j’utilisais plusieurs fois par semaine, je trouvais le risque trop élevé. 

    Allergènes en tout genre, perturbateurs endocriniens, produits irritants, métaux lourds… un bon petit mélange présent dans les produits que nous mettons à même notre peau !

     

    C’est bien beau tout ça, mais alors comment choisir me demanderez-vous ? A moins de devenir chimiste et de connaitre toutes les molécules, je vous conseillerais :

    • Soit de télécharger une application qui note les produits en fonction de leur composition. Selon le site Infodurable, les meilleures applications sont : QuelCosmetic, Yuka ou INCI Beauty
    • Soit de choisir des produits plus simples : rdv dans la prochaine partie pour plus de détails.

    Des alternatives existent !

    Il existe plusieurs alternatives possibles pour ne plus se poser la question ni de la composition ni des déchets.

    De nombreuses marques, pour beaucoup françaises, ont vu le jour. Leurs produits sont composés d’ingrédients sains et permettant de limiter la quantité de déchet. Vous pourrez les trouver sur internet ou tout simplement dans les boutiques comme La Vie Claire à Maisons-Laffitte, Biocoop Greendy à Sartrouville ou encore Day By Day à Sartrouville.

     

    Ces marques alternatives proposent :

    • Des savons, shampoings, déodorants et dentifrices solides qui remplacent les produits traditionnels ; il est possible de devoir en tester plusieurs avant de trouver « celui qui va ! ». Choisir des produits solides permet de réduire la quantité de déchets en plus d’être économique !
    • Des cotons lingettes lavables à la place des cotons jetables. C’est le changement le plus facile, surtout lorsque, comme moi, on n’aime pas toucher le coton.
    • Des oriculis en remplacement des cotons tiges.
    • En crème pour le corps et le visage, personnellement j’utilise du gel d’aloé Vera ou du beurre de karité en fonction, mais cela va surtout dépendre de votre type de peau. Les huiles font aussi très bien l’affaire (argan, amande douce, etc.)
    • Brosse à dent en bois à tête amovible pour limiter les déchets
    • Il y a également la possibilité de faire soi même ses produits. De nombreuses recettes sont disponibles sur internet. Un article à part entière sera consacré à ce sujet très prochainement. Donc restez aux aguets si cela vous intéresse !

     

    Cette liste est bien sûr non exhaustive. Certaines solutions vous conviendront, d’autres non. Je vous invite à tester et à garder ce qui vous convient le mieux.

    J’espère que cet article vous aura donné l'envie de tester des alternatives à vos produits habituels !

  • Le Compostage : une Solution toute Naturelle !

     

    Illustration Compostage 1.jpg

    À l’heure où nous cherchons à réduire nos déchets, à recycler le plus possible, le compostage est une solution redoutablement efficace pour faire perdre du poids à nos poubelles et pour éviter des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES). Démonstration à l’appui :

    Illustration Compostage 2.jpg
    D’abord, le compostage c’est quoi ?

    C’est un processus de décomposition des déchets organiques permettant d’obtenir une matière naturelle, le compost, ayant vocation à retourner à la terre.

    Autrement dit, c’est une méthode de recyclage naturelle et à la portée de tou.te.s.

    Que gagnons-nous à composter ?

    • du compost, un engrais naturel de qualité pour nos plantes en pots et jardinières et nos cultures en pleine terre ;
    • un jardin en bonne santé : le compost remplace avantageusement tous les engrais chimiques et favorise le développement de la biodiversité. Vive le retour des mésanges et des coccinelles qui mangent les pucerons, du hérisson qui adore les escargots et les limaces !
    • une meilleure qualité de l’air et donc une meilleure santé : la réduction des déchets entraîne mécaniquement une diminution du trafic des camions poubelles et des émissions des incinérateurs (moins de CO2, dioxines, monoxyde de carbone, etc.) ;
    • des économies : grâce à la baisse du volume des déchets collectés puis traités, notre TEOM (Taxe à l’Enlèvement des Ordures Ménagères) a tendance à baisser, ou du moins à se stabiliser. Et plus besoin d’acheter d’engrais.

    Oui, mais … halte aux idées reçues :

    • c’est du travail : mis à part le dépôt des déchets dans le composteur, l’essentiel du travail est fait par les micro-organismes et de petits invertébrés peuplant le composteur ;
    • c’est compliqué : la seule chose à savoir, c’est qu’il faut nourrir le composteur avec deux types d’ingrédients :
      Illustration Compostage 3.jpg
      • des matières sèches riches en carbone (déchets bruns) : feuilles mortes et déchets à base de bois (brindilles, sciure et copeaux, papier, carton).
      • des matières humides riches en azote (déchets verts) : tontes de gazon et déchets végétaux verts, épluchures de légumes et de fruits, restes végétaux cuits ou crus, marc de café et sachets de thé et de tisane, coquilles d’œufs bien broyées …
    • ça sent mauvais : un compost bien mené (remué de temps en temps) dégage une agréable odeur de sous-bois, voire pas d’odeur du tout ;
    • ça attire les nuisibles : non si vous ne mettez à composter ni viande ni poisson ; et pour avoir l’esprit tranquille, il suffit de mettre un couvercle sur le composteur (ceux du commerce en ont généralement) ;
    • ça attire les moucherons : c’est vrai qu’ils peuvent être présents l’été mais ils ne sortent pas du composteur ;
    • il faut de l'espace : il existe des composteurs de différentes dimensions, s’adaptant à toutes les tailles de jardin ;
    • il faut habiter une maison : le compostage peut se pratiquer dans son jardin, mais aussi au pied des immeubles. Le compostage partagé dans une résidence a l’avantage de créer des liens entre les voisins !

    La Communauté d’Agglomération Saint Germain Boucles de Seine accompagne les résidences dans la mise en place et l’utilisation de composteurs : http://www.saintgermainbouclesdeseine.fr/environnement/reduction-des-dechets/le-compostage-et-le-paillage/faites-votre-compost/le-compostage-en-immeuble/

     Illustration Compostage 4.jpg

    Comment savoir quand le compost est prêt à être utilisé ?

    Le compost est une terre grumeleuse de couleur brun foncé, ni trop sèche, ni trop humide.
    Il ressemble au terreau de forêt.

     

    Illustration Compostage 5.jpgUn signe de son excellente qualité : la présence de larves de cétoine ! Ces larves se nourrissent de déchets végétaux et adorent de ce fait les composteurs.

    Et c’est tout bénéfice pour les jardins : les cétoines dorées sont de jolis scarabées pollinisant les fleurs.

     

     

    Où trouver un composteur ?

    Les magasins de jardinage et de bricolage proposent différents modèles, en plastique (les moins chers) ou en bois.
    On peut aussi fabriquer soi-même son composteur, à partir de palettes, de vieilles planches, en faisant appel à son imagination ou aux nombreux tutoriels en ligne …

    Bon à savoir : La Communauté d’agglomération Saint Germain Boucles de Seine propose aux particuliers et aux résidences trois modèles de composteurs en bois à prix réduits, et une initiation gratuite. Pour s’inscrire :

    http://www.saintgermainbouclesdeseine.fr/environnement/reduction-des-dechets/le-compostage-et-le-paillage/faites-votre-compost/le-compostage-de-jardin/